" Ils aiment
être contrôlés. "
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De nouveaux amis dans ma maison...

Pédagogique et ludique, le lombricompostage associe protection de l'environnement, autosuffisance en engrais et harmonie avec la nature.
   Les vers de terre nous apportent la solution idéale à la problématique grandissante et préoccupante qu’est la gestion de nos déchets ménagers, tout en favorisant la protection de l’environnement. Le lombricompostage individuel permet de produire soi-même le meilleur engrais naturel solide et liquide, avec ses déchets de cuisine !
Contrairement au compostage traditionnel (le tas dans le jardin), recycler ses déchets dans un lombricomposteur ne nécessite ni arrosage ni retournement : Les vers font tout le travail et c'est tant mieux, car il n'est pas toujours agréable d'aller déposer ses déchets dans le compost du jardin l'hiver ou quand il pleut…
Rapide, facile, le lombricompostage est aussi naturellement sans odeur ! Les vers suppriment l’odeur de décomposition des déchets en les digérant, grâce aux enzymes de leur intestin.
Les vers vont manger tout ce qui est organique, les épluchures de fruits et de légumes, les restes de repas crus ou cuits, le marc de café avec le filtre, les sachets de thé, les cheveux et les poils d’animaux. Les vers mangent aussi les matières carboniques, telles que le papier et le carton, les coquilles d’œufs, la sciure.
Ils mangent entre la moitié et leur poids en déchets chaque jour. Considérant qu’un individu produit en moyenne 1 kg déchets chaque jour, et que les vers peuvent manger 40% du contenu de la poubelle, 500 g de vers peuvent manger jusqu’à 400g de déchets en une journée.
Voici en dessin la vue des 4 plateaux du lombricomposteur Can-O-Worms, s’il était transparent. En bas, l’engrais liquide, puis au-dessus le lombricompost. Les déchets partiellement décomposés et tout en haut,
les déchets les plus frais. (3 plateaux de travail + bac de récupération du
« thé de vers »)

   L'élevage des vers de terre a commencé aux États-Unis dans les années 1930. Le Dr Georges Sheffield Oliver, originaire du Texas et inventeur de la charrue en acier, lu par hasard en 1906 le livre de Charles Darwin. Il commença à élever des vers de terre dans sa ferme et à les mettre dans son jardin. Peu de temps après, il pu constater que les arbres avaient une meilleure vitalité, que ses fleurs devenaient plus belles et plus parfumées, et que ses fruits et légumes gagnaient en goût.
L'élevage du vers de terre a continué de se développer aux Etats-Unis, grâce à Hugh Carter, cousin de l'ex-président des États-Unis, qui a commencé à élever des lombrics en 1947 dans un cercueil ! Après 25 ans de pratique et d'expérience de l'élevage du ver de terre, Carter était en mesure de fournir 15 millions de lombrics par an aux magasins de chasse et de pêche.
La qualité des sols, comme celle de l’air et de l’eau, pourrait très bien faire la différence entre la survie et l’extinction de l’humanité.

Sources et bibliographie :
- Le ver de terre au jardin, Walter Buch, 1991
- La formation de la terre végétale par l’action des vers, Charles Darwin, 2001
- Le sol, la terre et les champs, Claude Bourguignon, 2002
- L’élevage rentable des lombrics, Louis Compagnoni, 1985
- Worms Eat My Garbage, Mary Appelhof, 1997 (bientôt disponible en Français, Les vers mangent mes déchets, cliquez ici pour plus d’information)

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