« Les vers de terre
sont à l’origine
de la formation
du complexe argilo-humique »
Charles Darwin
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Les vers de terre
sont les seuls animaux domestiques
qui n’ont aucun inconvénient
pour notre environnement !

Dans le jardin, ils aident entre autre à améliorer la qualité du sol et sa structure, parant ainsi aux dommages causés par les pluies acides et les inondations. A la maison, ils mangent nos déchets et produisent le meilleur engrais naturel pour tous les végétaux. Les plantes nourries au lombricompost, c'est-à-dire le résultat de la digestion des vers et les restes de matières organiques décomposées, sont plus résistantes aux attaques de maladies et de parasites. Les vers sont également utilisés en élevage et pluri-élevage et dans l’alimentation des animaux, sans oublier leur récente mis à profit pour le traitement des eaux usées
   L'origine des vers de terre actuels remonte au mésozoïque, environ 200 millions d'années. Leurs ancêtres vivaient dans l'eau. Ils ont fait leur évolution principale au même moment que les plantes à fleurs, il y a environ 100 millions d'années et sont devenus habitants de la terre à partir de la formation du sol, par l'interaction de la végétation, du climat et des roches primitives. L’évolution des vers a continué avec l'apparition des plantes.
Sous l'Antiquité, Les Grecs respectaient les vers de terre en tant qu'améliorateurs et garants de la fertilité du sol. Aristote (384-322 av J.C.) élève de Platon, avait surnommé les vers de terre les "intestins de la terre".
Les Egyptiens étaient conscients de l’importance des vers. Animaux sacrés, bien que la richesse des substances fertilisantes charriées par le limon sur les berges du Nil ne fisse pas défaut. Cléopâtre (69-30 av. J.C.) avait même édicté une loi interdisant d’exporter les vers de terre.
Les vers étaient considérés comme nuisibles au 18ème et 19ème siècle en Occident : ils étaient accusés (à tort, ils n’ont pas de dents !) de manger les racines des plantes. C’est de cette époque que date la mauvaise réputation des vers, heureusement non fondée. Aujourd’hui encore, les producteurs d'engrais chimiques semblent oublier que le ver de terre fait leur travail mieux qu'eux. L'humus se dégrade en même temps que les vers disparaissent. Les engrais chimiques les affaiblissent, les pesticides les tuent et rendent l’humus stérile.
On doit l'étude contemporaine du ver de terre à Charles Darwin (1809-1882), grand naturaliste passionné et fondateur de la théorie de l'évolution, qui a publié ses études dans un livre paru en 1881 (Rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale).
Aujourd'hui encore, les producteurs d'engrais chimiques semblent oublier que le ver de terre fait leur travail mieux qu'eux. L'humus se dégrade en même temps que les vers disparaissent. Les engrais chimiques les affaiblissent, les pesticides les tuent et rendent l’humus stérile.

   Première biomasse du sol, les vers sont plus nombreux que les fourmis : La terre est bien vivante ! Il y a sous nos pieds d’innombrables quantités de créatures qui participent toutes à l’équilibre et à la biodiversité de notre environnement.

Les vers de terre, dont on compte, dans les climats tempérés une population de 250 000 à 5 millions d’individus par hectare : ils constituent la première biomasse du sol.

Cependant leur population diminue…victimes des tracteurs, des charrues, des pesticides, des herbicides et de la méconnaissance de leurs bienfaits pour notre environnement, leur nombre est passé, entre autre à cause de pratiques agricoles intensives et productivistes,
de 500 au m2 à moins de 50 en l'espace de quelques années.

Les taupes ne s'y trompent pas : on a retrouvé des vers mutilés dans le garde-manger de ces mammifères… Le ver de terre est rempli de protéines (70%), sels minéraux et autres substances vitales aux plantes et au sol (phosphore, calcium, zinc, magnésium). Ils constituent ainsi la première biomasse de protéine de la terre.

" Ils constituent la première biomasse de protéines de la terre. "
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