Vous êtes ici : La Communauté du lombricompostage > Le lombricompostage ?
Le lombricompostage, aussi appelé « vermicompostage » par nos amis Belges et Québécois, est un procédé naturel, appelé bio-oxydation, de transformation et de stabilisation de la matière organique (nos déchets organiques), sous l’action combinée des micro-organismes et des vers de compost.
En 2 mots : C'est la transformation à même le sol des déchets organiques par accumulation de déchets humides et secs, créant une fermentation, accompagnée d'une montée en température et dont le résultat est appelé compost, un fertilisant pour le sol et les plantes.

En 2 mots : C'est la digestion des déchets organiques par les vers de compost dans un lombricomposteur, permettant ainsi aux citadins de réduire et valoriser dans un appartement.
La dégradation des déchets organiques par le lombricompostage est rapide car les vers stimulent la population microbienne et accélèrent la transformation des résidus organiques.On obtient un produit stable et mature, de couleur noire et d’aspect grumeleux, avec une bonne odeur de sous-bois, de terre fraîche : le lombricompost, c’est en fait le caca des vers de compost. Le lombricompost, c’est un amendement, c'est-à-dire qu’il permet d’enrichir la terre. Il est directement assimilable par les végétaux. Il n’y a pas de risque de brûlure des jeunes pousses ou des racines on peut donc l’utiliser pur, aussi bien qu’en mélange avec de la terre ou du terreau.
D’autres microorganismes, qui ont aussi besoin d’oxygène (aérobies) vivent avec les vers et participent à la décomposition des déchets. Le lombricompostage est ainsi un écosystème autonome.
Le lombricompostage est né dans les pays anglo-saxons (États-Unis, Canada et Québec, Australie et Nouvelle-Zélande), dans les années 70. Le lombricompostage se développe depuis en Europe, en Inde, en Asie et il commence à présent à faire son apparition en Afrique.
Le Prince Lombric et la Belle Bactérie au sol dormant
Mes nouveaux amis à la maison...
Les vers ne sont pas les seuls organismes vivants participant à votre système. En effet les bactéries et les micros organismes se mettent en place en quelques jours, accélèrent le compostage des déchets et, à ce moment-là, les vers les mangent.
Derrière les lombrics, on observe un système organisé, mutualiste et fonctionnel, la drilosphère, l'espace des vers, et celui-ci fonctionne à la façon de la Belle au Bois dormant qu'un Prince réveille. Dans le rôle des Belles, des micro-organismes, les bactéries, capables de digérer une bonne partie de l'ensemble des éléments organiques naturels, mais dans l'incapacité de se déplacer ! Une fois cette nourriture consommée, elles s'endorment et leur sommeil peut durer plusieurs mois...
Surviennent alors les Princes charmants, sous l'aspect insolite des invertébrés du sol, annélidés et insectes. Problème : si ces derniers se déplacent fort bien, ils souffrent de ne pas pouvoir digérer les débris dont ils se nourrissent ! Qu'à cela ne tienne, nos amies les bactéries, ingérées par le Prince Lombric avec un peu d'eau, de terre et mélangées à un soupçon de mucus intestinal vont se réveiller et concourir à cette digestion !
Élémentaire !
Mais fallait-il encore le démontrer.
*Patrick Lavelle
Professeur à l'Université de Paris 6
En quelques mots : sans odeur ♦ facile à utiliser ♦ pas contraignant ♦ pour toute saison ♦ pour tous les appétits ♦ facile à entretenir ♦ un lombricompost plus riche ♦ de l'engrais liquide gratuit ♦ tout à froid: pas de fermentation ♦ la récolte: un jeu d'enfant ...
Le lombricompostage marche toute
|
Moins contraignantLe compostage traditionnel est un procédé naturel mais l’intervention humaine s’avère nécessaire pour accélérer le processus de dégradation : brasser et remuer les déchets permet à l’oxygène de circuler et aux microorganismes de vivre et de décomposer les matériaux apportés. Il faut également arroser régulièrement : cela permet la phase thermophile décrite ci-dessus. Alors que recycler ses déchets dans un lombricomposteur ne nécessite ni arrosage ni retournement : Les vers font tout le travail et c'est tant mieux, car il n'est pas toujours agréable d'aller déposer ses déchets dans le compost du jardin l'hiver ou quand il pleut… Il suffit de soulever le couvercle et de déposer ses déchets : les vers feront le reste ! Pour la récolte aussi, c'est beaucoup plus simple. Le lombricompostage se fait à froidÀ froid ? Cela signifie qu’il n’y a pas de phase thermophile (voir compostage). La température à l’intérieur d’un composteur reste stable, comparable à la température ambiante. Cela est du avant tout au fait que les plateaux (superposés) d’un lombricomposteur sont d’une hauteur relativement faible (maximum 20 cm de haut). De ce fait, il ne peut pas y avoir de montée en température à 70°C, comme dans le cas du compostage. Par ailleurs, l’activité des vers ne génère pas de dégagement de méthane. Nos petits amis ne sont pas comparables aux vaches ! Pas de phase thermophile ne veut pas pour autant dire que les pathogènes ne sont pas détruits : les vers réduisent, de par l’activité microbienne de leur intestin, les risques pathogènes et les maladies. Plus rapideLes vers de compost sont des animaux fabuleux : Ils mangent près de leur propre poids par jour et ne dorment jamais, travaillant au service de la nature 24/24 ! La dégradation des déchets organiques par le lombricompostage est bien plus rapide qu'avec le compostage traditionnel, où les matières sont ainsi décomposées sur une période de 6 à 12 mois. Récolte beaucoup plus simple !Le robinet, à la base du lombricomposteur, permet de récolter rapidement et facilement l’engrais liquide. Le système de plateaux superposés permet une récolte facile et propre du lombricompost. Alors que la récolte du compost elle, est plus difficile. Comme les déchets sont apportés sur le haut du tas,le compost prêt est donc en dessous. Certains modèles de composteurs comportent des trappes dans la partie inférieure pour récupérer le compost, mais cela peut s’avérer peu pratique… Je réduis mes poubelles de moitiéJe contribue chaque jour à la défense de l'environnement ! En recyclant moi-même mes déchets quotidiens, je réduis de 40 à 50 % le volume moyen de mes poubelles ménagères : une façon simple de participer à la réduction du traitement des déchets en usine. |